
Pour plaire à Eiji, Rin, sa camarade du club de théâtre accepte de réaliser son rêve d’avoir un harem en incarnant différents rôles. Mais ne risque t’elle pas de se perdre dans tout ça ?
Toutes les femmes de ta vie *
Le harem fait sans contexte partie de mon top 3 des tropes que je déteste en manga. Ce vieux fantasme de mec entouré de femmes aux caractères différents mais toutes dévouées à l’aimer et le servir m’agace, tant il est irréaliste et sexiste.
Mais bon, j’étais prête à accorder sa chance à Pseudo Harem car la situation est très différente. Le résultat est une comédie intéressante, à défaut de m’avoir totalement embarquée.
Eiji Kitahama rêve d’être populaire, et pour lui cela passe par avoir un harem. Et il n’a pas de honte à exposer ce désir un peu bizarre à sa camarade du club de théâtre du lycée, Rin Nakamura. Excellente actrice, elle va mettre son don à contribution pour réaliser le rêve de celui qu’elle aime secrètement.
Ainsi, la jeune fille va reprendre tous les rôles-type que l’on trouve dans un harem de shonen ; la fille taquine, la beauté froide et distante, la petite sœur choupie (jamais compris ce délire mais whatever) et la tsundere, rebaptisée attachiante par la traduction. Je déteste ce mot mais l’éditeur a opté pour une traduction totale du vocable otaku sans doute pour ne pas perdre de potentiels lecteurices, donc on va dire que ça passe. Elles sont distinguées par une police d’écriture différente pour chacune.
Au premier abord, la relation entre Eiji et Rin est on ne peut plus amicale, ils s’entraident au club, dans les devoirs… Mais Eiji n’a de cesse de demander à voir les quatre personas de Rin dans différentes situations pour assouvir son fantasme et peut se montrer aussi maladroit que goujat en oubliant qu’une vraie jeune fille les interprète avec talent. De son côté, toute amoureuse qu’elle est, Rin est contente de pouvoir passer du temps avec Eiji, mais lui laisse passer des propos qui personnellement lui vaudrait au mieux un dédain en règle. Ces personnalités font un bon paravent à la timide jeune fille, mais de fait j’ai peur qu’elle mette du temps à se livre vraiment.
Heureusement, le harem ne va pas plus loin qu’un échange de répliques, pas de fan service bizarre ! Les chapitres sont courts et se lisent rapidement, laissant la place aux punchlines amusantes et au comique de situation. Le dessin est cependant très détaillé, tant pour les personnages que pour le décor. L’auteur met un soin particulier dans les expressions de Rin, allant même jusqu’à lui faire changer de coiffure pour bien montrer qui est qui.
Pseudo Harem est un manga mignon malgré sa thématique, mais j’ai du mal à entrer dedans. J’ai du mal avec Eiji surtout, sa maladresse n’excusant pas toujours sont fantasme et des paroles qui pourraient s’avérer blessantes un jour. J’espère que Rin se secouera aussi et affrontera ses sentiments.
*J’espère que vous avez eu la chanson en tête tout le temps, niark.
traduit par Angélique Mariet
Chattochatto 2022, 6 tomes
Type : seinen
Genre : comédie, tranche de vie
Public : ado
Un harem pas si harem que ça finalement.
Je te suis sur ton ressentie, c’était mignon par moment et pas trop dans l’excès. Mais j’attend quand même d’en voir plus pour voir si ça ne tourne pas en rond et si l’histoire va introduire de nouveau personnages