The yakuza’s guide to babysitting, TSUKIYA

Un homme grand et mince, ses bas tatoués dissimulés sous une chemise aux manches retroussées, tient un sac de courses dans une main et une petite fille de l'autre

A cause de ses frasques, Kirishima se voit confier une mission particulière : s’occuper de la petite Yaeka, la fille adorée de son boss. S’il échoue, il ira nourrir les poissons.

Yakuza means family

Dans le monde du manga (car je me doute que IRL les choses sont moins nuancées et plus dangereuses), les membres de la mafia japonaise se divisent en deux catégories : les mafieux « gentils », mus par l’honneur, charismatiques, inspirant le respect par leur attitude posée ou aimable, et si violence il doit y avoir, elle est feutrée. Et les grosses racailles, bruyantes, menaçantes, qui affichent leurs méfaits sans complexe, sont craintes par le voisinage et traquées par les autorités.

Le clan Sakuragi appartient à la première. Et son premier lieutenant, Tooru Kirishima, à la seconde.

Amateur de méthodes musclées pour résoudre les tracas du quotidien, le « démon des Sakuragi » finit par irriter son chef, qui le charge, histoire de le responsabiliser, de s’occuper de sa fille, Yaeka, 7 ans, la prunelle de ses yeux. Notre lascar se retrouve bien embêté, entre sa loyauté au clan et son penchant pour la bagarre : pas moyen d’exposer un être si jeune et choupi au danger, sous peine de finir les pieds devant !

En plus, Yaeka est timide, parle peu et semble se méfier de lui. Pour mener son travail à bien, il va déjà devoir briser le mur qui les sépare. De son côté, la petite fille semble consciente qu’elle vit dans un environnement particulier. Je n’arrive pas encore à déterminer si elle sait que son père est un chef yakuza, mais elle sait qu’elle n’aura pas tout à fait les mêmes relations que les autres enfants de sa classe ont avec leurs parents, d’autant plus après le drame qui a plongé sa mère dans le coma.

C’est donc une relation teintée de confiance à créer qui se tisse entre ces deux êtres solitaires et profondément gentils. Une fois le masque levé, Kirishima se montre attentif et est bien plus observateur que ses manières de voyou peuvent le laisser croire. Yaeka est une enfant adorable, subtilement expressive et qui ne demande qu’à être aimée et aimer en retour, mais a juste besoin d’un coup de pouce pour mieux faire comprendre ses sentiments à son entourage.

Le manga va vous noyer sous la mignonnitude et la gentillesse. Et de temps en temps, vous rappeler que les adultes de l’histoire sont presque tous membres d’une organisation criminelle. C’est l’occasion de voir la partie de 1, 2, 3 soleil la plus rapide et brutale de l’histoire, et de savoir ce qui se cache derrière la respectabilité et la force du clan Sakuragi. Je crois que ce sont les parties que je préfère car elles révèlent vraiment qui est Kirishima et surtout ce qu’il n’est plus : un chien fou qui haîssait le monde entier, mais qu’il ne faut pas provoquer sous peine de réveiller la bête.

Tendre et drôle à la fois, The yakuza’s guide to baby-sitting est une histoire riche sur les liens familiaux et les amitiés inattendues et où la bienveillance n’empêche pas de mettre des coups de titane quand on vient vous chercher les poux.


More !

Si vous vous sentez de lire en japonais, allez faire un tour sur le Pixiv de l’auteur pour lire le manga. Et vous pouvez retrouver l’anime sur Crunchyroll.


Traduit par Aline Kukor
Kana Big) 2022, 9 tomes
Type : shonen
Genre : comédie, tranche de vie.

Public : ado, adulte

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