Country diary, Aya Ishino

Un homme portant chapeau et bottes de jardinier se tient souriant au milieu d'un champ bien cultivé, une belle récolte de légumes dans ses bras. Plus loin on distingue le profile d'un autre homme

Usa voit débarquer dans sa campagne Kurumizawa, un tokyoïte venu s’installer dans une vieille maison. Au fil des jours et des découvertes, les deux hommes tissent des liens.

Au grand air

Je dois l’admettre, je n’ai que très peu d’affinités avec la vie hors de la ville. Avoir un handicap n’aide clairement pas. Dans les conditions actuelles et malgré tout le respect et l’admiration que je voue à celles et ceux qui y sont et y exercent un métier, je resterai une citadine.

Et pourtant, Aya Ishino m’a donné envie d’aller faire un tour là où l’herbe est verte, les légumes tout frais après un dur labeur, et où les gens sont simples.

Simples comme Kurumizawa, le prof de fac tokyoite venu s’installer dans ce trou perdu au nord du Japon. Il a acheté une maison un peu délabrée et s’en sort comme il peut avec ses maigres connaissances agricoles. Un homme gentil comme tout, comme va le découvrir Usa, le menuisier du coin, d’abord méfiant à l’idée qu’un inconnu squatte. Usa aussi est gentil comme tout, prêt à rendre service et doté de plus d’un talent. Il prend les choses comme elles viennent et s’amuse d’un rien.

Au rythme des rénovations et des récoltes dans les champs, les deux hommes apprennent à se connaître, se rendent de menus services et surtout vivent une vie douce. S’il y a des tracas, ils s’oublient autour d’un bon petit plat confectionné par l’un ou l’autre.

Akata annonce de la romance, et il est évident qu’il y a quelque chose qui se tisse entre Kurumizawa et Usa. Mais je serai déjà bien contente qu’ils entretiennent cette relation amicale et sincère, sans prises de tête ni drames compliqués.

Ishino a l’art de communiquer cette douceur via son dessin, tantôt léger, tantôt détaillé, qui fait percevoir tout l’amour et l’attention que ses héros portent à la campagne et à la terre. On se sent détendu à regarder les pages défiler.

Country Diary, c’est du feel good comme j’aime. Il y aura sûrement de la romance dans le tome deux, mais le rythme est tellement slow burn, qu’en fait, cela importe peu. On savoure l’instant et on est content.


  • Country Diary
  • Aya Ishino
  • Traduction : Gaelle Ruel
  • Akata, 2023
  • Boy’s love
  • Tranche de vie

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