My happy marriage, Rito Kôsaka

CW : maltraitance sur mineur, violence physique et psychologique, syndrome post-traumatique

Aux prises avec une famille qui la maltraite depuis l’enfance, Miyo Saïmori se voit fiancée de force à un homme dont la réputation de cruauté ne lui laisse que peu d’espoir de bonheur. La réalité pourrait cependant la surprendre

Cendrillon de Taishô

My happy marriage c’est la romance qui fait parler en ce moment. Entre sa couverture aux couleurs délicates et sa réécriture d’un conte célèbre, elle ne laisse pas indifférent. Reste à savoir si elle est bonne.

Au premier abord, on par sur un couple classique de romance historique. Quoi que de sang noble, Miyo Saimori est la souillon de sa maison, ignorée par son père et méprisée par sa belle-famille, en particulier Kaya qui non contente d’être dotée d’un pouvoir surnaturel rare, va épouser le seul ami que Miyo avait.

Kyôka Kudô de son coté, est le commandant d’une unité impériale et issu d’une famille de haute noblesse avec laquelle il garde ses distances. Il a jusqu’à présent rejeté toutes ses prétendantes, mais sous ses airs intimidants va se montrer attentionné envers cette jeune femme qui n’agit pas selon son rang.

Ce qui frappe c’est la mise en scène. En alternant entre le passé et le présent, on a une vision claire de la vie de Miyo, faite de peu d’amour et surtout de maltraitance, abus psychologique et un profond sentiment de désespoir qui se sont répercutés sur sa vie d’adulte. Traumatisée et lucide sur sa situation, elle n’est pas prête pour une union er ne se voit pas vivre heureuse.

Je m’endors avec un seul espoir, que ma vie prenne fin rapidement. C’est tout ce que je demande

Miyo, au pied du mur

Le mariage, justement, est l’autre thème central et le manga montre à quel point il ne s’agit que d’une transaction afin que les familles nobles se maintiennent au plus haut de leur pyramide sociale. L’amour ou même l’affection n’y ont aucune part et les femmes n’ont pas leur mot à dire sur le sujet. Tout est décidé par les pères qui ici ne font montre d’aucun état d’âme à considérer leurs enfants comme une marchandise de valeur pour leur propre ascension.

Reste une part de mystère savamment distillée. Dans cette ère Taishô fictive où le surnaturel existe encore, le passé de Miyo et la décision de Kudô de la garder ou non à ses côtés peuvent faire des vagues dans la noblesse. On en sait encore très peu sur les manieurs de pouvoirs surnaturels, par contre on peut sentir les intrigues politiques et familiales déjà en branle. Il est encore difficile de savoir si l’histoire va s’étendre hors du couple principal, mais dès qu’ils le pourront, j’espère que Miyo et Kyôka vont remettre leur familles à leur place. Surtout Miyo. Son père mérite des claques.

My happy marriage s’annonce donc comme une jolie romance avec des personnages attachants et amenés à se développer. J’espère notamment que Miyo gagnera autant en force morale qu’en beauté et que son époux verra en elle plus qu’un diamant brut à polir pour son propre intérêt.


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Si vous n’êtes pas patients et que vous maîtrisez l’anglais, les light novels sont disponibles en numérique chez vos bons e-libraires. L’adaptation en anime est quant à elle disponible sur Netflix.


D’après le light novel de Akumi Agitogi
Chara design de Tsukiho Tsukioka

Traduction par Gaëlle Ruel

Kurokawa 2023, 4 tomes en cours au Japon
Type : Shonen
Genre : romance, drame, fantastique
Public : ados-adultes


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