
Anime réalisé par J.C. Staff
d’après le manga Maiko-san Chi no Makanai-san de Aiko Koyama
Streaming : Crunchyroll
Hiver 2021
12×25 minutes
Genre : tranche de vie, cuisine
Kyo et Sumire ont rejoint Kyoto pour y devenir maiko, mais alors que Sumire progresse vite, Kyo est sur le point d’être renvoyée. Un événement inattendu va changer sa vie.
La cuisine qui réchauffe
Un anime qui allie les traditions japonaises et la nourriture ? Mais c’est totalement pour moi ! Comme d’habitude dans le paysage de l’animation, il y a les grosses locomotives et les petites perles discrètes mais bien présentes. Kyo in Kyoto en fait partie.
Débarquées d’Aomori au nord du Japon, Kyo et Sumire rejoignent Gion, le quartier des maiko de Kyoto pour y commencer leur apprentissage du métier. Sumire a toutes les prédispositions pour cette activité difficile et exigeante. Kyo en revanche a des difficultés à apprendre, au point qu’elle est renvoyée des cours. Mais sa malchance tourne court quand elle doit remplacer au pied levé la cuisinière de la maison où elle vit avec les autres maiko, et fait connaitre ses talents aux fourneaux.
C’est l’occasion de découvrir des recettes familiales, loin des clichés sushis/takoyakis Japan Expo Style. Kyo a tout appris de sa grand-mère et de sa tante et a à coeur de réconforter les filles du dortoir qu’elle et Sumire ont rejoint avec de la bonne cuisine réconfortante. En effet, devenir maiko n’est pas facile : entre les cours de pratiques artistiques (chant, danse, cérémonies), les performances dans les salons de thé et les soins, les filles du dortoir sont souvent fatiguées et stressées, en plus d’avoir un régime alimentaire et des façons de manger particulières.
Sumire de son côté à droit à l’admiration et à la solidarité de ses ainées pour son travail acharné et ses progrès, une ambiance très différente de celle que j’ai pu voir dans des reportages sur le sujet ou dans Mémoires d’une geisha. Peut-être que l’anime romantise un peu la sororité, je ne sais pas, mais c’est agréable de ne pas voir des femmes se faire des coups en traitre dans un milieu qui semble pourtant compétitif. On en apprend beaucoup sur la vies des maiko, leur organisation hiérarchique, les traditions qui structurent leur environnement. Malgré son emploi du temps et sa célébrité naissante, Sumire tient à rester une amie précieuse pour Kyo.
L’ambiance est douce, dans des couleurs pastels, le temps passe tranquillement même si tout le monde est bien occupé. Même si la réalisation est simple, elle est agréable à regarder. Le côté suranné du quartier et de la maison, presque hors du temps, a été parfaitement rendu, jusque dans la cuisine où l’on passe le plus clair du temps. J’aime beaucoup les expressions des visages, et aussi le travail sur les sons. Les plats donnent faim ! Chaque épisode se découpent en trois chapitres où s’intercalent des séquences expliquant l’origine des plats goutés, j’adore ces moments où les filles peuvent discuter en toute liberté.
Etrangement, il ne sort qu’un seul épisode par mois, la première semaine. J’aime assez ce rythme de sortie lent, qui rend chaque visionnage précieux.
La bonne humeur et le caractère volontaire de Kyo la rendent adorable et sont une raison suffisantes pour regarder l’anime. Kyo in Kyoto est une parenthèse agréable et douce, pleine de positivité et de bienveillance. Prenez le temps de le regarder, avec un bon thé et des snacks à grignoter.