Creamy merveilleuse Creamy – A long good bye

Creamy Mami, une jeune adolescente aux cheveux courts mauves coiffés en vagues soyeuses, regarde Yü, son alter ego âgé de 10 ans, cheveux courts et bleus. Elles portent toutes les deux des tuniques blanches telles que des anges pourraient en avoir

Manga de Kaoru Tashibu et Kazunori Itô

Traduction : Marina Bonzi

d’après le film d’animation réalisé par Mochizuki Tomomi et Studio Pierrot
Première parution : 1985
Black Box
One-shot, 13.99€
Genre : shojo, magical girl

Plusieurs années se sont écoulées, Yû Morizawa est désormais collégienne. Sans raison apparente pourtant, elle redevient Creamy Mami, l\’idole prodige, au grand damn de Megumi Hayase, qui doit partager la vedette avec elle dans le film que Shingo, le président de la Parthenon Production, souhaite produire.

Rappel

Avec sa mise en pli digne de Marylin Monroe et sa voix d\’ange, Creamy Mami a enchanté les années 80 de nombreux enfants français et japonais. Cependant, A long good bye, le film qui la mettait une dernière fois en scène, n\’est jamais arrivé jusqu\’à nous. Black Box propose cette adaptation du long métrage en manga, qui a été plaisante à découvrir.

A travers le retour fracassant de Creamy, on découvre ce que les personnages qui ont gravité autour d\’elle sont devenus. Et on s\’aperçoit vite que si Toshio et Midori (Charlie et Bouftout… pire surnom ever, merci la grossophobie) ont grandi et mûri autant que possible pour des presque lycéens, il n\’en va pas de même pour les adultes de la Parthenon. Shingo et Megumi (Jingle et Chantal) se disputent comme au premier jour, Hayato (L\’Ahuri) faisant le tampon malgré lui.

Ce film et ce manga sont l\’occasion de dire au revoir à ces personnages aussi irritants qu\’attachants. Shingo et son obsession pour la chanteuse magique, Megumi et ses crises de rage qui cache ses insécurités et ses interrogations pour l\’avenir. Celui qui déroutera sans aucun doute les lecteurices sera Hayato, dont la loyauté sans faille et l\’affection pour des personnes qui ne la lui rendent pas toujours, le conduira à repousser ses limites, quitte à être blessé.

Creamy, fidèle à son aura de mystère, plane au-dessus du lot, va et vient quand elle veut, inaccessible sauf à celui qui connait son secret. Elle reste à jamais un être à part dans le monde des idols et des magical girls, qui n\’a jamais clairement révélé quelles étaient ses intentions, à par le chant bien sûr.

Retrouver cette petite bande a été un plaisir. Bien sûr, l\’adulte que je suis remarque les défauts de l\’œuvre qui a fait la joie de mes retours d\’école, comme le mangue de développement de certains personnages, dont les relations mériteraient d\’être approfondies voir remises en question (Shingo, définitivement je te déteste gars, incarnation du men are trash). Mais pour les enfants, à qui est destiné ce titre, cela n\’aura rien de choquant et la nostalgie fonctionne à plein régime.

Il est évidemment préférable d\’avoir vu l\’anime (toujours disponibles en coffret intégral chez IDP) pour profiter de ce titre qui permet de prolonger l\’expérience. On retrouvera le trait propre à cette époque, tout en rondeur, et les superbes illustrations de couverture d\’Akemi Takada.

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