Les autrices incontournables en SFFF – MANGA EDITION

Et oui, c’est MA liste à moi, y’a plein de monde à évoquer mais je n’ai pas tout lu et il fallait choisir. Donc vous êtes libre d’évoquer courtoisement vos favorites dans les commentaires.

Logo Les incontournables de la SFFF de Nevertwhere
Crédit logo : @BleuOpale (twitter)

Eh ouais je suis comme ça, à chaque fois qu’un tag se pointe, je dois parler de mangas ! C’est comme ça que voulez-vous, c’est moi qui fait les règles. Grâce à Nevertwhere et son blog, voici pour toi public une liste de dix autrices de mangas SFFF que vous devez lire pour rendre votre vie plus douce.

Naoko Takeuchi : Bishôjô Senshi Sailor Moon

Mon favori de tous les temps fête ses 30 et quelques années. Ai-je vraiment besoin de rappeler l’histoire ? Allez… J’aime tout de cette série, des filles qui combattent ensemble, l’hommage à la mythologie grecque et au tokusatsu (vous savez, les groupes style Power Rangers), mes premières rencontres et interrogations avec des personnages ouvertement LGBTQIA+ et une atmosphère propre aux années 90 qui n’a pas totalement vieilli. Définitivement un must-read.

Rumiko Takahashi : Ranma 1/2, Mermaid Saga, Urusei Yatsura…

Autrement appelée « la maman de tous les geeks », Rumiko Takahashi a fait connaitre son œuvre riche et souvent axée sur la comédie de mœurs et le fantastique via le Club Dorothée en France dans les années 90. Mais elle dessine depuis les années 70 et après un début de carrière un peu difficile, elle n’a jamais arrêté. Je pense que ma préféré restera Ranma, pour sa variété de personnages déjantés et son utilisation des mythes asiatiques, mais Mermaid Saga, dégage une atmosphère horrifique si inattendue de la part de l’autrice qu’on ne peut pas le laisser de côté

Moto Hagio : Anthologie, le Coeur de Thomas

Une des membres fondatrices de ce qui sera le Club de l’an 24, un rassemblement de femmes mangakas qui ont révolutionné le shojo des années 70 en le sortant de son carcan de romance trop sage pour interroger des sujets plus en lien avec la société et les interrogations adolescentes du moment. Via la science fiction et le fantastique, influencée par l’œuvre d’Ursula Le Guin, elle interroge la asexualité, les relations familiales… j’ai énormément d’affection pour elle, surtout quand j’ai appris que ses parents n’avaient jamais accepté son choix de carrière, même quand le succès a été présent. Ah et que quelqu’un réédite le Cœur de Thomas, j’en ai marre de le voir à des sommes indécentes sur les sites de vente !

Hiromu Arakawa – Fullmetal Alchemist

Couverture de FMA; un jeune homme blond se tiènt le bras droit dressée devant lui, celui ci étant tout en métal

Je pense que j’ai mis très longtemps à percuter que ce shonen avait été écrit par une femme. FMA est une œuvre pourtant à part dans l’univers manga, où les personnages sont très travaillés, le fan service quasi inexistant et les sujets traités le sont en profondeur. Arakawa arrive à faire passer du rire aux larmes en une page, et je ne lui pardonnerai jamais Ed… ward…

Kozue Amano – Amanchu, Aria

J’ai découvert l’autrice avec l’adaptation d’Aria en anime et la réalisation que la SF pouvait être chill et dépourvue de ses obsessions de conquête et de pouvoir. J’ai trouvé l’idée d’une Mars terraformée et recouverte d’eau charmante, surtout en sachant combien l’autrice aime la plongée, une appréciation qu’elle transcrira dans Amanchu. Je suis aussi fan des dessins et très aérés et de la douceur qui se dégage des oeuvres.

CLAMP : X, Card Captor Sakura, Chobits…

Impossible de ne pas évoquer ce groupe de quatre dessinatrices qui ont remué le manga dès les années 90 avec des histoires fantastiques prenantes associés à des designs à couper le souffle. Elles avaient même créé leur Clamp Universe en liant leurs histoires et en créant une académie pour leurs personnages, idée qui s’est finalement réalisant sous une forme un peu différente dans Tsubasa Reservoir Chroniccles. Même si certaines séries ont vieilli et que certains tropes sont discutables (leur fixation sur les gros écarts d’âge dans les couples aura leur peau un jour), elles restent d’incroyables raconteuses d’histoires à mes yeux. Même si elles n’ont jamais fini X

Hisae Iwaoka – la cité Saturne

Couverture de Cité Saturne : un jeune homme portant une combinaison spatiale se tient la tête à l'envers et tient la terre dans sa main droite, celle-ci est pourvu d'un anneau

Avec son dessin rond et ses personnages à l’allure enfantine, on pourrait croire que l’autrice s’adresse à un public jeune alors qu’il n’en est rien. Découvert suite à un défi lancé par mon travail, le travail d,Hisae Iwaoka est profond, sensible, narrant la race humaine avec justesse, qu’elle vive dans un futur lointain ou d’étranges fantasmagories. Une ambiance douce amère propice à la méditation.

Keiko Takemiya – Destination Terra

Couverture de Destination Terra : un jeune homme blond aux yeux rouges portant un casque se tient face au lecteur

Une autre membre du Club de l’an 24 que l’on a enfin pu découvrir en France. Spécialisée dans les récits de SF, elle en utilise les tropes les plus connus pour confronter l’humanité à ses contradictions et ses doutes. Je suis ravie que l’on s’intéresse enfin à l’héritage important laissé par ces dessinatrices mises de côtés par l’histoire alors qu’elles ont grandement contribué à l’évolution du manga, j’espère que d’autres membres du Club suivront.

VanRah – Stray Dog

Couverture de Stray Dog : un jeune homme portant une veste de kimono rougr ouverte sur son torse se tient de profil, une bête se tenant à côté de lui. On voit également des squelettes.

Je l’ai découverte un jour de Japan Expo, alors que l’amie que j’accompagnais sur le stand de l’autrice était en pamoison devant ses dessins et semblait suivre son travail depuis des années. VanRah est française et son style descend tout droit du comic américain dont elle a longtemps été illustratrice, avant de se lancer en solo en reprenant à son compte le mythe de la Bête du Gévaudan et des histoires traditionnelles japonaises. Elle a même reçu une distinction du Jump.

Akemi Takada

Akemi Takada n’est pas mangaka à proprement parler mais illustratrice et chara designer, et ce depuis les années 70. Mais impossible pour moi de ne pas l’associer à cette liste. Ses dessins aux aquarelles ont sublimé et ancré dans le paysage manga de nombreux personnages issus d’univers fantastiques comme Creamy Mami, Madoka/Sabrina de Kimagure Orange Road, Lum de Urusei Yatsura ou Noa/Élodie de Patlabor. Je veux des posters de ses dessins chez moi !


Évidemment à cette liste s’ajoutent un nombre impressionnant d’œuvres… que j’ai pas encore lu 😅 mais qui ont indéniablement marqué le lectorat qui ne s’est pas toujours douté que l’auteur était une autrice. Citons en vrac : Chocola et Vanilla, Noragami, Dorohedoro, Magi, Black Butler, Pandora Hearts, Blue exorxist, D-Gray Man

Récemment, de nouvelles dessinatrices ont fait leur apparition, avec des histoires marquantes et qui ont connu un succès retentissants. Qu’elles se soient formées seules ou qu’elles aient hérité du talent familiales, ces mangakas ont prouvé leur et casser quelques stéréotypes dans le milieu. S’il vous reste du temps après tout ça, lisez The promised Neverland, Beastars, Demon slayers, The ancient Magus’ Bride, Orange, l’Atelier des sorciers…

Et vous, quel manga a votre préférence ? Avec une perle méconnue qui mériterait plus de lumière ?

(4 commentaires)

  1. J’adore ta liste ! Je la trouve super riche et je ne connaissais pas certains des noms que tu cites. Je suis moins fan de shojo en général mais ça me fait un apport culturel.
    Perso j’ai aussi mis deux mangakas dans ma liste (elle sort demain) justement Yana Toboso et Paru Itagaki parce que ce sont deux autrices que je trouve extraordinaire. La première pour son dessin qui me fait rêver, la seconde parce qu’elle a mon âge et un talent incroyable, aucun tome de Beastars n’est à jeter et c’est son premier manga… Juste dingue.

  2. C’est extraordinaire j’en ai lu un, je te laisse deviner lequel 😂
    Merci pour ta participation, c’est chouette de ne pas proposer que des romans (c’est là où je réalise ma méconnaissance dans certains domaines mais bon, on ne peut pas tout lire…)

    1. Merci pour le tag surtout, il était amusant et j’ai bien rigolé à me rappeler de tout ça. Mes connaissances en romans SF ne sont pas si étendues donc je suis aussi ravie d’en découvrir de nouveau !

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